Ma plume nocturnale en quelques vers s’adresse
à l’enfant bâtisseur de châteaux-forts de sable
dont les mains et le cœur qui pense l’impensable
coiffent le littoral de tant de jolies tresses.
Gamin crois en ton rêve, aimerait s’exclamer
n’importe quel passant dont les pas sur la plage
sont le signe accablant de la lourdeur de l’âge
(un lecteur qui se lève; il se sent diffamé).
Niant le caractère absolu du propos,
j’assortirais cette croyance d’un bémol
déplaisant à tous ceux que la nuance affole,
si nombreux sur la terre à former le troupeau.
Gamin travaille et veille à ce que par tes actes
ne dorme dans ton cœur ni doute ni regret.
Que tes quelques erreurs griffonnées à la craie
fondent sous le soleil et renforcent ce pacte.
Sans marcher sur autrui de quelconque manière,
gravis les échelons qu’il te plaît de gravir.
Fais du bien et du bon qui te vont à ravir
ton sable d’aujourd’hui pour le muer en pierre.
A.H.